Production · Métiers

La modération de chat n’est plus un à-côté de régie

Équipe autour d’une table pendant un atelier de travail

Sur les congrès de marque, la personne qui lit le fil distant décide souvent, en silence, de ce que la salle entendra. Portrait d’un métier encore mal nommé.

Dans les conventions que nous couvrons, la modération du chat n’est plus une tâche collée à la régie image. C’est un métier de choix : quelles questions montent au pupitre, lesquelles restent dans le fil, lesquelles sont poliment ignorées. Ce pouvoir, souvent exercé par une personne seule, derrière un écran de contrôle, façonne le souvenir public de la matinée.

Les organisateurs qui le reconnaissent prévoient un brief écrit la veille : ton, sujets interdits, délai de réponse, et un relais si la file s’emballe. Les autres découvrent, à chaud, qu’un silence de trois minutes sur le chat se lit comme un mépris, même lorsque l’orateur est simplement en retard sur son déroulé.

Nous avons vu, à Nantes, une modératrice arrêter une séquence commerciale trop longue en faisant remonter trois questions d’adhérents. La salle a applaudi. Le flux, lui, avait déjà noté l’heure. Deux publics, deux mémoires — un seul geste de métier.

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